Science-fiction · Dystopie
Le Monde sans sommeil
Roman en coursLa ville fonctionnait la nuit, bien sûr, mais seulement par endroits. Les hôpitaux, les gares, quelques stations-service, les boulangeries et les dépôts de transport restaient éclairés tandis que le reste s’assombrissait progressivement. Entre deux et quatre heures du matin, même les grands boulevards semblaient appartenir à une autre ville : feux tricolores passant du rouge au vert pour presque personne, vitrines éteintes, rues nettoyées sous le bruit régulier des balayeuses.
À travers les fenêtres des immeubles, on distinguait quelques lampes isolées. Un étudiant qui révisait trop tard. Une télévision oubliée. Une chambre d’enfant où une veilleuse dessinait une étoile au plafond. Puis, presque partout, les lumières finissaient par disparaître.
Le sommeil organisait la ville sans qu’on y pense. Il séparait les journées, mettait les machines au repos, vidait les routes, imposait quelques heures de silence aux conversations, aux commerces et aux inquiétudes. Même les personnes qui dormaient mal savaient qu’elles finiraient, tôt ou tard, par fermer les yeux.
Dans les appartements, les gestes de fin de journée s’étaient accomplis comme d’habitude. On avait mis des téléphones à charger, fermé des volets, laissé des verres d’eau sur des tables de chevet. Les machines à laver avaient terminé leurs cycles. Des séries continuaient de jouer devant des spectateurs assoupis. Dans les quartiers périphériques, les parkings s’étaient remplis à mesure que les habitants rentraient chez eux. Tout indiquait que la ville suivrait son rythme ordinaire jusqu’au matin.
Cette nuit-là ne présentait rien de particulier. Le ciel était clair. Les températures avaient baissé après une journée trop chaude. Vers une heure, un léger vent se leva et poussa des papiers le long des caniveaux. À deux heures quinze, une rame de métro entra au dépôt. À trois heures, les premiers fours des boulangeries commencèrent à chauffer.
À quatre heures trente, pourtant, plusieurs appartements restaient allumés.
À cinq heures, davantage encore.
Dans certains immeubles, des silhouettes apparurent aux fenêtres au moment où elles auraient normalement dû dormir depuis des heures. Des gens regardaient la rue, buvaient de l’eau, changeaient de position sur leur canapé. Rien d’inquiétant pris séparément.
Lorsque le jour commença à blanchir les façades, la ville paraissait simplement s’être réveillée un peu trop tôt.
À travers les fenêtres des immeubles, on distinguait quelques lampes isolées. Un étudiant qui révisait trop tard. Une télévision oubliée. Une chambre d’enfant où une veilleuse dessinait une étoile au plafond. Puis, presque partout, les lumières finissaient par disparaître.
Le sommeil organisait la ville sans qu’on y pense. Il séparait les journées, mettait les machines au repos, vidait les routes, imposait quelques heures de silence aux conversations, aux commerces et aux inquiétudes. Même les personnes qui dormaient mal savaient qu’elles finiraient, tôt ou tard, par fermer les yeux.
Dans les appartements, les gestes de fin de journée s’étaient accomplis comme d’habitude. On avait mis des téléphones à charger, fermé des volets, laissé des verres d’eau sur des tables de chevet. Les machines à laver avaient terminé leurs cycles. Des séries continuaient de jouer devant des spectateurs assoupis. Dans les quartiers périphériques, les parkings s’étaient remplis à mesure que les habitants rentraient chez eux. Tout indiquait que la ville suivrait son rythme ordinaire jusqu’au matin.
Cette nuit-là ne présentait rien de particulier. Le ciel était clair. Les températures avaient baissé après une journée trop chaude. Vers une heure, un léger vent se leva et poussa des papiers le long des caniveaux. À deux heures quinze, une rame de métro entra au dépôt. À trois heures, les premiers fours des boulangeries commencèrent à chauffer.
À quatre heures trente, pourtant, plusieurs appartements restaient allumés.
À cinq heures, davantage encore.
Dans certains immeubles, des silhouettes apparurent aux fenêtres au moment où elles auraient normalement dû dormir depuis des heures. Des gens regardaient la rue, buvaient de l’eau, changeaient de position sur leur canapé. Rien d’inquiétant pris séparément.
Lorsque le jour commença à blanchir les façades, la ville paraissait simplement s’être réveillée un peu trop tôt.
À SUIVRE
La page suivante reste à écrire.
Vous pouvez refermer le livre ou prendre la plume pour poursuivre l’histoire.
Science-fiction · Dystopie
Le Monde sans sommeil
Roman en coursLa ville fonctionnait la nuit, bien sûr, mais seulement par endroits. Les hôpitaux, les gares, quelques stations-service, les boulangeries et les dépôts de transport restaient éclairés tandis que le reste s’assombrissait progressivement. Entre deux et quatre heures du matin, même les grands boulevards semblaient appartenir à une autre ville : feux tricolores passant du rouge au vert pour presque personne, vitrines éteintes, rues nettoyées sous le bruit régulier des balayeuses.
À travers les fenêtres des immeubles, on distinguait quelques lampes isolées. Un étudiant qui révisait trop tard. Une télévision oubliée. Une chambre d’enfant où une veilleuse dessinait une étoile au plafond. Puis, presque partout, les lumières finissaient par disparaître.
Le sommeil organisait la ville sans qu’on y pense. Il séparait les journées, mettait les machines au repos, vidait les routes, imposait quelques heures de silence aux conversations, aux commerces et aux inquiétudes. Même les personnes qui dormaient mal savaient qu’elles finiraient, tôt ou tard, par fermer les yeux.
Dans les appartements, les gestes de fin de journée s’étaient accomplis comme d’habitude. On avait mis des téléphones à charger, fermé des volets, laissé des verres d’eau sur des tables de chevet. Les machines à laver avaient terminé leurs cycles. Des séries continuaient de jouer devant des spectateurs assoupis. Dans les quartiers périphériques, les parkings s’étaient remplis à mesure que les habitants rentraient chez eux. Tout indiquait que la ville suivrait son rythme ordinaire jusqu’au matin.
Cette nuit-là ne présentait rien de particulier. Le ciel était clair. Les températures avaient baissé après une journée trop chaude. Vers une heure, un léger vent se leva et poussa des papiers le long des caniveaux. À deux heures quinze, une rame de métro entra au dépôt. À trois heures, les premiers fours des boulangeries commencèrent à chauffer.
À quatre heures trente, pourtant, plusieurs appartements restaient allumés.
À cinq heures, davantage encore.
Dans certains immeubles, des silhouettes apparurent aux fenêtres au moment où elles auraient normalement dû dormir depuis des heures. Des gens regardaient la rue, buvaient de l’eau, changeaient de position sur leur canapé. Rien d’inquiétant pris séparément.
Lorsque le jour commença à blanchir les façades, la ville paraissait simplement s’être réveillée un peu trop tôt.
À travers les fenêtres des immeubles, on distinguait quelques lampes isolées. Un étudiant qui révisait trop tard. Une télévision oubliée. Une chambre d’enfant où une veilleuse dessinait une étoile au plafond. Puis, presque partout, les lumières finissaient par disparaître.
Le sommeil organisait la ville sans qu’on y pense. Il séparait les journées, mettait les machines au repos, vidait les routes, imposait quelques heures de silence aux conversations, aux commerces et aux inquiétudes. Même les personnes qui dormaient mal savaient qu’elles finiraient, tôt ou tard, par fermer les yeux.
Dans les appartements, les gestes de fin de journée s’étaient accomplis comme d’habitude. On avait mis des téléphones à charger, fermé des volets, laissé des verres d’eau sur des tables de chevet. Les machines à laver avaient terminé leurs cycles. Des séries continuaient de jouer devant des spectateurs assoupis. Dans les quartiers périphériques, les parkings s’étaient remplis à mesure que les habitants rentraient chez eux. Tout indiquait que la ville suivrait son rythme ordinaire jusqu’au matin.
Cette nuit-là ne présentait rien de particulier. Le ciel était clair. Les températures avaient baissé après une journée trop chaude. Vers une heure, un léger vent se leva et poussa des papiers le long des caniveaux. À deux heures quinze, une rame de métro entra au dépôt. À trois heures, les premiers fours des boulangeries commencèrent à chauffer.
À quatre heures trente, pourtant, plusieurs appartements restaient allumés.
À cinq heures, davantage encore.
Dans certains immeubles, des silhouettes apparurent aux fenêtres au moment où elles auraient normalement dû dormir depuis des heures. Des gens regardaient la rue, buvaient de l’eau, changeaient de position sur leur canapé. Rien d’inquiétant pris séparément.
Lorsque le jour commença à blanchir les façades, la ville paraissait simplement s’être réveillée un peu trop tôt.
À SUIVRE
La suite reste à écrire.
Refermez le livre ou prenez la plume pour poursuivre cette histoire.