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Couverture de L’Enfant qui connaissait demain
Drame · Fantastique

L’Enfant qui connaissait demain

Roman en cours
L’Enfant qui connaissait demain 1
La maison se trouvait dans un lotissement construit au début des années quatre-vingt-dix, à la lisière d’une petite ville où les rues perdaient rapidement leurs trottoirs pour devenir des chemins bordés de champs. Toutes les maisons du quartier avaient à peu près la même taille, mais les années leur avaient donné des personnalités différentes : vérandas ajoutées, haies remplacées, façades repeintes, arbres devenus trop grands pour les jardins.

Au numéro 18, un vieux cerisier occupait presque tout l’espace devant la cuisine. Ses branches touchaient la gouttière et couvraient la terrasse d’ombre pendant l’été. Au mois de mars, avant même que les températures deviennent réellement douces, il se remplissait de fleurs blanches que le vent déposait ensuite partout, jusque dans l’entrée de la maison.

Les matins d’école suivaient un ordre assez précis. La radio s’allumait dans la cuisine. La bouilloire chauffait. On préparait un bol, un café, des tartines. Vers sept heures quarante-cinq, les portes des maisons voisines commençaient à claquer et les voitures quittaient une à une les petites allées pavées.

Depuis la fenêtre de la cuisine, on voyait le carrefour, l’arrêt de bus et le mur gris de l’école primaire au bout de la rue. Il n’y avait là rien qui puisse donner matière à une histoire. C’était justement ce que les habitants appréciaient.

La maison avait connu plusieurs réaménagements mais conservait certaines habitudes des propriétaires précédents. Une marque de hauteur d’enfant subsistait sur l’encadrement de la porte du cellier. Dans le couloir, le parquet avait été remplacé sauf sur une bande étroite près de l’escalier. Au grenier, des cartons portaient encore des étiquettes écrites des années plus tôt. C’était un endroit sans charme spectaculaire, mais où chaque pièce finissait par contenir une petite mémoire du quotidien.

Sur le réfrigérateur, des dessins d’enfant étaient maintenus par des aimants publicitaires. Un dinosaure vert, une fusée, une maison rouge sous un soleil trop grand. À côté, un calendrier familial portait des rendez-vous écrits de plusieurs couleurs.

Au bas de la page du mois, sur une case encore vide, une phrase avait été ajoutée au crayon.

Demain, il pleuvra dans la cuisine.

La météo annonçait pourtant une semaine entièrement sèche.
Page 1
À SUIVRE

La page suivante reste à écrire.

Vous pouvez refermer le livre ou prendre la plume pour poursuivre l’histoire.

Couverture de L’Enfant qui connaissait demain
Drame · Fantastique

L’Enfant qui connaissait demain

Roman en cours
L’Enfant qui connaissait demain 1
La maison se trouvait dans un lotissement construit au début des années quatre-vingt-dix, à la lisière d’une petite ville où les rues perdaient rapidement leurs trottoirs pour devenir des chemins bordés de champs. Toutes les maisons du quartier avaient à peu près la même taille, mais les années leur avaient donné des personnalités différentes : vérandas ajoutées, haies remplacées, façades repeintes, arbres devenus trop grands pour les jardins.

Au numéro 18, un vieux cerisier occupait presque tout l’espace devant la cuisine. Ses branches touchaient la gouttière et couvraient la terrasse d’ombre pendant l’été. Au mois de mars, avant même que les températures deviennent réellement douces, il se remplissait de fleurs blanches que le vent déposait ensuite partout, jusque dans l’entrée de la maison.

Les matins d’école suivaient un ordre assez précis. La radio s’allumait dans la cuisine. La bouilloire chauffait. On préparait un bol, un café, des tartines. Vers sept heures quarante-cinq, les portes des maisons voisines commençaient à claquer et les voitures quittaient une à une les petites allées pavées.

Depuis la fenêtre de la cuisine, on voyait le carrefour, l’arrêt de bus et le mur gris de l’école primaire au bout de la rue. Il n’y avait là rien qui puisse donner matière à une histoire. C’était justement ce que les habitants appréciaient.

La maison avait connu plusieurs réaménagements mais conservait certaines habitudes des propriétaires précédents. Une marque de hauteur d’enfant subsistait sur l’encadrement de la porte du cellier. Dans le couloir, le parquet avait été remplacé sauf sur une bande étroite près de l’escalier. Au grenier, des cartons portaient encore des étiquettes écrites des années plus tôt. C’était un endroit sans charme spectaculaire, mais où chaque pièce finissait par contenir une petite mémoire du quotidien.

Sur le réfrigérateur, des dessins d’enfant étaient maintenus par des aimants publicitaires. Un dinosaure vert, une fusée, une maison rouge sous un soleil trop grand. À côté, un calendrier familial portait des rendez-vous écrits de plusieurs couleurs.

Au bas de la page du mois, sur une case encore vide, une phrase avait été ajoutée au crayon.

Demain, il pleuvra dans la cuisine.

La météo annonçait pourtant une semaine entièrement sèche.
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À SUIVRE

La suite reste à écrire.

Refermez le livre ou prenez la plume pour poursuivre cette histoire.