Thriller fantastique
Le Dernier Train
Roman en coursAprès vingt-trois heures, la gare Centrale changeait de nature. Les grandes verrières demeuraient éclairées, les panneaux continuaient d’annoncer des départs et des arrivées, mais le mouvement se retirait peu à peu des quais. Les commerces baissaient leurs grilles. Les annonces résonnaient plus longtemps dans le hall presque vide. Les voyageurs restants parlaient moins fort, comme s’ils entraient sans le savoir dans une partie plus intime du bâtiment.
Le quai 14 était l’un des plus éloignés. Pour y parvenir, il fallait longer toute la galerie, dépasser le bureau des objets trouvés puis descendre un escalier métallique qui vibrait sous les pas. Les trains de banlieue y terminaient leur service. À cette heure, les rames arrivaient couvertes de poussière, de traces de pluie et de reflets jaunes provenant des lampadaires.
Sur le quai, les panneaux lumineux diffusaient une lumière blanche qui rendait les couleurs plus froides. Un distributeur de boissons bourdonnait près d’un banc métallique. Une horloge ronde, suspendue sous la marquise, avançait de quelques secondes par rapport à celles du hall. Au-delà des voies, les bâtiments du dépôt dressaient leurs façades grises sous des projecteurs fixes. De temps à autre, un signal passait du rouge au vert sans qu’aucun train ne bouge.
Le dernier départ était prévu à 23 h 58.
Il desservait neuf gares avant le terminus. Le trajet durait trente-sept minutes les bons soirs, parfois davantage lorsque les travaux obligeaient à ralentir près du dépôt. Les habitués connaissaient les secousses, la courbe après le tunnel et même les endroits où le réseau téléphonique disparaissait quelques secondes.
Ce soir-là, le tableau affichait le départ à l’heure. Une rame de six voitures attendait le long du quai, portes ouvertes. Le chauffage intérieur avait embué une partie des vitres. Dans la première voiture, quelques sièges portaient encore des journaux abandonnés. Plus loin, une canette roulait lentement sur le sol chaque fois qu’un agent testait les freins.
Au bout du quai, au-delà de la dernière voiture, la voie disparaissait sous un pont de pierre.
Personne ne prêtait attention au vieux panneau fixé contre un pilier, à moitié dissimulé derrière une armoire électrique. Il ne faisait plus partie de la signalétique officielle. La peinture était écaillée et le nom qu’il portait ne correspondait à aucune gare du réseau actuel.
VERDRIVES.
À 23 h 57, les portes commencèrent à se refermer.
Le quai 14 était l’un des plus éloignés. Pour y parvenir, il fallait longer toute la galerie, dépasser le bureau des objets trouvés puis descendre un escalier métallique qui vibrait sous les pas. Les trains de banlieue y terminaient leur service. À cette heure, les rames arrivaient couvertes de poussière, de traces de pluie et de reflets jaunes provenant des lampadaires.
Sur le quai, les panneaux lumineux diffusaient une lumière blanche qui rendait les couleurs plus froides. Un distributeur de boissons bourdonnait près d’un banc métallique. Une horloge ronde, suspendue sous la marquise, avançait de quelques secondes par rapport à celles du hall. Au-delà des voies, les bâtiments du dépôt dressaient leurs façades grises sous des projecteurs fixes. De temps à autre, un signal passait du rouge au vert sans qu’aucun train ne bouge.
Le dernier départ était prévu à 23 h 58.
Il desservait neuf gares avant le terminus. Le trajet durait trente-sept minutes les bons soirs, parfois davantage lorsque les travaux obligeaient à ralentir près du dépôt. Les habitués connaissaient les secousses, la courbe après le tunnel et même les endroits où le réseau téléphonique disparaissait quelques secondes.
Ce soir-là, le tableau affichait le départ à l’heure. Une rame de six voitures attendait le long du quai, portes ouvertes. Le chauffage intérieur avait embué une partie des vitres. Dans la première voiture, quelques sièges portaient encore des journaux abandonnés. Plus loin, une canette roulait lentement sur le sol chaque fois qu’un agent testait les freins.
Au bout du quai, au-delà de la dernière voiture, la voie disparaissait sous un pont de pierre.
Personne ne prêtait attention au vieux panneau fixé contre un pilier, à moitié dissimulé derrière une armoire électrique. Il ne faisait plus partie de la signalétique officielle. La peinture était écaillée et le nom qu’il portait ne correspondait à aucune gare du réseau actuel.
VERDRIVES.
À 23 h 57, les portes commencèrent à se refermer.
À SUIVRE
La page suivante reste à écrire.
Vous pouvez refermer le livre ou prendre la plume pour poursuivre l’histoire.
Thriller fantastique
Le Dernier Train
Roman en coursAprès vingt-trois heures, la gare Centrale changeait de nature. Les grandes verrières demeuraient éclairées, les panneaux continuaient d’annoncer des départs et des arrivées, mais le mouvement se retirait peu à peu des quais. Les commerces baissaient leurs grilles. Les annonces résonnaient plus longtemps dans le hall presque vide. Les voyageurs restants parlaient moins fort, comme s’ils entraient sans le savoir dans une partie plus intime du bâtiment.
Le quai 14 était l’un des plus éloignés. Pour y parvenir, il fallait longer toute la galerie, dépasser le bureau des objets trouvés puis descendre un escalier métallique qui vibrait sous les pas. Les trains de banlieue y terminaient leur service. À cette heure, les rames arrivaient couvertes de poussière, de traces de pluie et de reflets jaunes provenant des lampadaires.
Sur le quai, les panneaux lumineux diffusaient une lumière blanche qui rendait les couleurs plus froides. Un distributeur de boissons bourdonnait près d’un banc métallique. Une horloge ronde, suspendue sous la marquise, avançait de quelques secondes par rapport à celles du hall. Au-delà des voies, les bâtiments du dépôt dressaient leurs façades grises sous des projecteurs fixes. De temps à autre, un signal passait du rouge au vert sans qu’aucun train ne bouge.
Le dernier départ était prévu à 23 h 58.
Il desservait neuf gares avant le terminus. Le trajet durait trente-sept minutes les bons soirs, parfois davantage lorsque les travaux obligeaient à ralentir près du dépôt. Les habitués connaissaient les secousses, la courbe après le tunnel et même les endroits où le réseau téléphonique disparaissait quelques secondes.
Ce soir-là, le tableau affichait le départ à l’heure. Une rame de six voitures attendait le long du quai, portes ouvertes. Le chauffage intérieur avait embué une partie des vitres. Dans la première voiture, quelques sièges portaient encore des journaux abandonnés. Plus loin, une canette roulait lentement sur le sol chaque fois qu’un agent testait les freins.
Au bout du quai, au-delà de la dernière voiture, la voie disparaissait sous un pont de pierre.
Personne ne prêtait attention au vieux panneau fixé contre un pilier, à moitié dissimulé derrière une armoire électrique. Il ne faisait plus partie de la signalétique officielle. La peinture était écaillée et le nom qu’il portait ne correspondait à aucune gare du réseau actuel.
VERDRIVES.
À 23 h 57, les portes commencèrent à se refermer.
Le quai 14 était l’un des plus éloignés. Pour y parvenir, il fallait longer toute la galerie, dépasser le bureau des objets trouvés puis descendre un escalier métallique qui vibrait sous les pas. Les trains de banlieue y terminaient leur service. À cette heure, les rames arrivaient couvertes de poussière, de traces de pluie et de reflets jaunes provenant des lampadaires.
Sur le quai, les panneaux lumineux diffusaient une lumière blanche qui rendait les couleurs plus froides. Un distributeur de boissons bourdonnait près d’un banc métallique. Une horloge ronde, suspendue sous la marquise, avançait de quelques secondes par rapport à celles du hall. Au-delà des voies, les bâtiments du dépôt dressaient leurs façades grises sous des projecteurs fixes. De temps à autre, un signal passait du rouge au vert sans qu’aucun train ne bouge.
Le dernier départ était prévu à 23 h 58.
Il desservait neuf gares avant le terminus. Le trajet durait trente-sept minutes les bons soirs, parfois davantage lorsque les travaux obligeaient à ralentir près du dépôt. Les habitués connaissaient les secousses, la courbe après le tunnel et même les endroits où le réseau téléphonique disparaissait quelques secondes.
Ce soir-là, le tableau affichait le départ à l’heure. Une rame de six voitures attendait le long du quai, portes ouvertes. Le chauffage intérieur avait embué une partie des vitres. Dans la première voiture, quelques sièges portaient encore des journaux abandonnés. Plus loin, une canette roulait lentement sur le sol chaque fois qu’un agent testait les freins.
Au bout du quai, au-delà de la dernière voiture, la voie disparaissait sous un pont de pierre.
Personne ne prêtait attention au vieux panneau fixé contre un pilier, à moitié dissimulé derrière une armoire électrique. Il ne faisait plus partie de la signalétique officielle. La peinture était écaillée et le nom qu’il portait ne correspondait à aucune gare du réseau actuel.
VERDRIVES.
À 23 h 57, les portes commencèrent à se refermer.
À SUIVRE
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