Horreur · Folklore
Le Village interdit
Roman en coursLa route quittait la départementale sans panneau indicateur. Elle s’enfonçait entre deux talus boisés, assez étroite pour obliger les voitures à ralentir lorsqu’elles se croisaient. Le revêtement, réparé par endroits, disparaissait parfois sous les feuilles mortes. Après quelques kilomètres, les lignes blanches cessaient complètement.
Le paysage changeait peu à peu. Les maisons devenaient rares. Les champs laissaient place à des parcelles de forêt sombre, puis à des prairies entourées de murets de pierre. Le réseau téléphonique apparaissait et disparaissait. Les cartes routières les plus récentes montraient encore plusieurs chemins, mais certaines bifurcations semblaient ne mener nulle part.
En fin d’après-midi, la vallée retenait déjà l’ombre. Les collines étaient assez hautes pour faire disparaître le soleil plus tôt qu’ailleurs. Une brume légère montait des prés. Dans les fossés, l’eau reflétait le ciel gris entre les herbes.
La route descendait encore sur quelques lacets avant les premières maisons. À mesure que l’on approchait, on distinguait des prés clôturés, de petits vergers et des piles de bois rangées sous des appentis. Les poteaux électriques étaient anciens et leurs fils disparaissaient parfois entre les arbres. Aucun panneau publicitaire, aucune station-service, aucun bâtiment industriel ne signalait la proximité d’un bourg moderne. Même les boîtes aux lettres étaient rares.
À un virage, la forêt s’écartait et laissait voir quelques pâturages. Des clôtures de bois suivaient les pentes, souvent de travers. Une petite chapelle isolée apparaissait sur un replat, entourée de trois cyprès. Aucun panneau touristique ne signalait le site. La route, elle, continuait vers le fond de la vallée en se rétrécissant encore, comme si elle n’avait pas été prévue pour recevoir des visiteurs.
Le village se trouvait au fond de cette vallée.
On l’apercevait d’abord par son clocher, bas et trapu, puis par les toits d’ardoise serrés autour d’une petite place. Une trentaine de maisons tout au plus. Un lavoir. Une auberge avec une enseigne sans nom. Une fontaine alimentée par un filet d’eau continu.
Aucune construction récente n’était visible.
À l’entrée, un panneau de bois se dressait près d’un vieux chêne. Là où l’on aurait attendu le nom du village, la surface avait été poncée puis gravée d’une phrase unique.
Si le soleil est couché, restez.
Plus bas, près des premières maisons, plusieurs habitants rentraient déjà du bois et fermaient leurs volets.
Le paysage changeait peu à peu. Les maisons devenaient rares. Les champs laissaient place à des parcelles de forêt sombre, puis à des prairies entourées de murets de pierre. Le réseau téléphonique apparaissait et disparaissait. Les cartes routières les plus récentes montraient encore plusieurs chemins, mais certaines bifurcations semblaient ne mener nulle part.
En fin d’après-midi, la vallée retenait déjà l’ombre. Les collines étaient assez hautes pour faire disparaître le soleil plus tôt qu’ailleurs. Une brume légère montait des prés. Dans les fossés, l’eau reflétait le ciel gris entre les herbes.
La route descendait encore sur quelques lacets avant les premières maisons. À mesure que l’on approchait, on distinguait des prés clôturés, de petits vergers et des piles de bois rangées sous des appentis. Les poteaux électriques étaient anciens et leurs fils disparaissaient parfois entre les arbres. Aucun panneau publicitaire, aucune station-service, aucun bâtiment industriel ne signalait la proximité d’un bourg moderne. Même les boîtes aux lettres étaient rares.
À un virage, la forêt s’écartait et laissait voir quelques pâturages. Des clôtures de bois suivaient les pentes, souvent de travers. Une petite chapelle isolée apparaissait sur un replat, entourée de trois cyprès. Aucun panneau touristique ne signalait le site. La route, elle, continuait vers le fond de la vallée en se rétrécissant encore, comme si elle n’avait pas été prévue pour recevoir des visiteurs.
Le village se trouvait au fond de cette vallée.
On l’apercevait d’abord par son clocher, bas et trapu, puis par les toits d’ardoise serrés autour d’une petite place. Une trentaine de maisons tout au plus. Un lavoir. Une auberge avec une enseigne sans nom. Une fontaine alimentée par un filet d’eau continu.
Aucune construction récente n’était visible.
À l’entrée, un panneau de bois se dressait près d’un vieux chêne. Là où l’on aurait attendu le nom du village, la surface avait été poncée puis gravée d’une phrase unique.
Si le soleil est couché, restez.
Plus bas, près des premières maisons, plusieurs habitants rentraient déjà du bois et fermaient leurs volets.
À SUIVRE
La page suivante reste à écrire.
Vous pouvez refermer le livre ou prendre la plume pour poursuivre l’histoire.
Horreur · Folklore
Le Village interdit
Roman en coursLa route quittait la départementale sans panneau indicateur. Elle s’enfonçait entre deux talus boisés, assez étroite pour obliger les voitures à ralentir lorsqu’elles se croisaient. Le revêtement, réparé par endroits, disparaissait parfois sous les feuilles mortes. Après quelques kilomètres, les lignes blanches cessaient complètement.
Le paysage changeait peu à peu. Les maisons devenaient rares. Les champs laissaient place à des parcelles de forêt sombre, puis à des prairies entourées de murets de pierre. Le réseau téléphonique apparaissait et disparaissait. Les cartes routières les plus récentes montraient encore plusieurs chemins, mais certaines bifurcations semblaient ne mener nulle part.
En fin d’après-midi, la vallée retenait déjà l’ombre. Les collines étaient assez hautes pour faire disparaître le soleil plus tôt qu’ailleurs. Une brume légère montait des prés. Dans les fossés, l’eau reflétait le ciel gris entre les herbes.
La route descendait encore sur quelques lacets avant les premières maisons. À mesure que l’on approchait, on distinguait des prés clôturés, de petits vergers et des piles de bois rangées sous des appentis. Les poteaux électriques étaient anciens et leurs fils disparaissaient parfois entre les arbres. Aucun panneau publicitaire, aucune station-service, aucun bâtiment industriel ne signalait la proximité d’un bourg moderne. Même les boîtes aux lettres étaient rares.
À un virage, la forêt s’écartait et laissait voir quelques pâturages. Des clôtures de bois suivaient les pentes, souvent de travers. Une petite chapelle isolée apparaissait sur un replat, entourée de trois cyprès. Aucun panneau touristique ne signalait le site. La route, elle, continuait vers le fond de la vallée en se rétrécissant encore, comme si elle n’avait pas été prévue pour recevoir des visiteurs.
Le village se trouvait au fond de cette vallée.
On l’apercevait d’abord par son clocher, bas et trapu, puis par les toits d’ardoise serrés autour d’une petite place. Une trentaine de maisons tout au plus. Un lavoir. Une auberge avec une enseigne sans nom. Une fontaine alimentée par un filet d’eau continu.
Aucune construction récente n’était visible.
À l’entrée, un panneau de bois se dressait près d’un vieux chêne. Là où l’on aurait attendu le nom du village, la surface avait été poncée puis gravée d’une phrase unique.
Si le soleil est couché, restez.
Plus bas, près des premières maisons, plusieurs habitants rentraient déjà du bois et fermaient leurs volets.
Le paysage changeait peu à peu. Les maisons devenaient rares. Les champs laissaient place à des parcelles de forêt sombre, puis à des prairies entourées de murets de pierre. Le réseau téléphonique apparaissait et disparaissait. Les cartes routières les plus récentes montraient encore plusieurs chemins, mais certaines bifurcations semblaient ne mener nulle part.
En fin d’après-midi, la vallée retenait déjà l’ombre. Les collines étaient assez hautes pour faire disparaître le soleil plus tôt qu’ailleurs. Une brume légère montait des prés. Dans les fossés, l’eau reflétait le ciel gris entre les herbes.
La route descendait encore sur quelques lacets avant les premières maisons. À mesure que l’on approchait, on distinguait des prés clôturés, de petits vergers et des piles de bois rangées sous des appentis. Les poteaux électriques étaient anciens et leurs fils disparaissaient parfois entre les arbres. Aucun panneau publicitaire, aucune station-service, aucun bâtiment industriel ne signalait la proximité d’un bourg moderne. Même les boîtes aux lettres étaient rares.
À un virage, la forêt s’écartait et laissait voir quelques pâturages. Des clôtures de bois suivaient les pentes, souvent de travers. Une petite chapelle isolée apparaissait sur un replat, entourée de trois cyprès. Aucun panneau touristique ne signalait le site. La route, elle, continuait vers le fond de la vallée en se rétrécissant encore, comme si elle n’avait pas été prévue pour recevoir des visiteurs.
Le village se trouvait au fond de cette vallée.
On l’apercevait d’abord par son clocher, bas et trapu, puis par les toits d’ardoise serrés autour d’une petite place. Une trentaine de maisons tout au plus. Un lavoir. Une auberge avec une enseigne sans nom. Une fontaine alimentée par un filet d’eau continu.
Aucune construction récente n’était visible.
À l’entrée, un panneau de bois se dressait près d’un vieux chêne. Là où l’on aurait attendu le nom du village, la surface avait été poncée puis gravée d’une phrase unique.
Si le soleil est couché, restez.
Plus bas, près des premières maisons, plusieurs habitants rentraient déjà du bois et fermaient leurs volets.
À SUIVRE
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Refermez le livre ou prenez la plume pour poursuivre cette histoire.