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Couverture de Le Vaisseau des oubliés
Science-fiction · Space opera

Le Vaisseau des oubliés

Roman en cours
Le Vaisseau des oubliés 1
Le vaisseau n’avait pas de fenêtres dans ses niveaux inférieurs. Là où se trouvaient les quartiers d’hibernation, les parois se succédaient sans ouverture sur l’espace, seulement interrompues par des portes techniques, des conduites et des bandes lumineuses encastrées dans le métal. Le silence y était presque complet. Quelques pompes fonctionnaient derrière les cloisons et faisaient vibrer légèrement le sol à intervalles réguliers.

La salle C-27 mesurait près de cent mètres de long. Des rangées de capsules transparentes occupaient toute sa longueur, alignées par blocs de vingt. Une buée légère couvrait certaines verrières. De petits voyants verts signalaient que les systèmes internes restaient actifs.

Personne ne savait, en regardant la pièce, depuis combien de temps elle n’avait pas été traversée par un être éveillé.

Au plafond, des bras mécaniques restaient repliés dans leurs logements. Les panneaux de contrôle affichaient des suites de données dans une langue commune aux machines, indifférente au temps qui passait. Plus loin, derrière une porte blindée, un couloir rejoignait des dizaines d’autres salles identiques.

Plus haut, les ponts d’habitation avaient été conçus pour reproduire une forme de normalité : couloirs plus larges, murs de couleur, espaces communs, éclairage variant selon un cycle de vingt-quatre heures. Tout était silencieux maintenant. Des tasses étaient rangées dans des distributeurs, des plantes dormaient sous des lampes automatiques, des bancs attendaient dans des promenades circulaires. L’ensemble donnait l’impression d’une ville vidée quelques minutes avant une fête, alors qu’aucune trace récente ne confirmait cette impression.

Le vaisseau était immense. Assez vaste pour contenir des quartiers d’habitation, des serres, des réserves, des ateliers, des salles médicales et des espaces dont la fonction n’apparaissait sur aucun plan accessible depuis C-27. Ses moteurs tournaient loin derrière, invisibles, maintenant une accélération si constante qu’elle imitait presque la pesanteur.

Les systèmes automatiques continuaient leur travail sans témoin. De l’eau circulait dans les conduites, des filtres se nettoyaient, des réserves étaient comptées, des portes coupe-feu se testaient selon un programme ancien. De temps à autre, une diode changeait de couleur quelque part dans les kilomètres de coursives. Aucun bruit n’était assez fort pour troubler le calme des salles d’hibernation.

Dans l’espace extérieur, rien ne semblait bouger. Les étoiles glissaient lentement par rapport à la coque.

À l’intérieur, un changement commença pourtant.

Les voyants verts passèrent à l’orange, rangée après rangée.

Une ligne de texte apparut sur l’écran principal.

PROCÉDURE D’ARRIVÉE.
Page 1
À SUIVRE

La page suivante reste à écrire.

Vous pouvez refermer le livre ou prendre la plume pour poursuivre l’histoire.

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Science-fiction · Space opera

Le Vaisseau des oubliés

Roman en cours
Le Vaisseau des oubliés 1
Le vaisseau n’avait pas de fenêtres dans ses niveaux inférieurs. Là où se trouvaient les quartiers d’hibernation, les parois se succédaient sans ouverture sur l’espace, seulement interrompues par des portes techniques, des conduites et des bandes lumineuses encastrées dans le métal. Le silence y était presque complet. Quelques pompes fonctionnaient derrière les cloisons et faisaient vibrer légèrement le sol à intervalles réguliers.

La salle C-27 mesurait près de cent mètres de long. Des rangées de capsules transparentes occupaient toute sa longueur, alignées par blocs de vingt. Une buée légère couvrait certaines verrières. De petits voyants verts signalaient que les systèmes internes restaient actifs.

Personne ne savait, en regardant la pièce, depuis combien de temps elle n’avait pas été traversée par un être éveillé.

Au plafond, des bras mécaniques restaient repliés dans leurs logements. Les panneaux de contrôle affichaient des suites de données dans une langue commune aux machines, indifférente au temps qui passait. Plus loin, derrière une porte blindée, un couloir rejoignait des dizaines d’autres salles identiques.

Plus haut, les ponts d’habitation avaient été conçus pour reproduire une forme de normalité : couloirs plus larges, murs de couleur, espaces communs, éclairage variant selon un cycle de vingt-quatre heures. Tout était silencieux maintenant. Des tasses étaient rangées dans des distributeurs, des plantes dormaient sous des lampes automatiques, des bancs attendaient dans des promenades circulaires. L’ensemble donnait l’impression d’une ville vidée quelques minutes avant une fête, alors qu’aucune trace récente ne confirmait cette impression.

Le vaisseau était immense. Assez vaste pour contenir des quartiers d’habitation, des serres, des réserves, des ateliers, des salles médicales et des espaces dont la fonction n’apparaissait sur aucun plan accessible depuis C-27. Ses moteurs tournaient loin derrière, invisibles, maintenant une accélération si constante qu’elle imitait presque la pesanteur.

Les systèmes automatiques continuaient leur travail sans témoin. De l’eau circulait dans les conduites, des filtres se nettoyaient, des réserves étaient comptées, des portes coupe-feu se testaient selon un programme ancien. De temps à autre, une diode changeait de couleur quelque part dans les kilomètres de coursives. Aucun bruit n’était assez fort pour troubler le calme des salles d’hibernation.

Dans l’espace extérieur, rien ne semblait bouger. Les étoiles glissaient lentement par rapport à la coque.

À l’intérieur, un changement commença pourtant.

Les voyants verts passèrent à l’orange, rangée après rangée.

Une ligne de texte apparut sur l’écran principal.

PROCÉDURE D’ARRIVÉE.
Page 1
À SUIVRE

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Refermez le livre ou prenez la plume pour poursuivre cette histoire.