Fantasy · Guerre
Le Dernier Royaume
Roman en coursLa capitale de Valregne avait été bâtie sur trois collines, là où la rivière se resserrait avant d’entrer dans les plaines du sud. De loin, on voyait surtout les remparts. Ils entouraient la ville depuis des siècles, élargis, réparés, renforcés à mesure que les quartiers avaient grandi derrière eux. Les tours carrées dominaient les toits d’ardoise et, au sommet de la colline centrale, le château levait ses murs gris au-dessus d’un réseau de ruelles étroites.
À l’intérieur des portes, la vie continuait avec la régularité propre aux villes qui se croient protégées. Les marchés ouvraient à l’aube. Les forgerons travaillaient près du quartier des écuries. Des charrettes descendaient des faubourgs chargées de farine, de bois et de légumes. Dans les cours, on battait les tapis. Aux fontaines, les conversations circulaient plus vite que les nouvelles officielles.
Depuis quelques semaines pourtant, les marchands arrivaient moins nombreux.
Certaines routes du nord étaient devenues difficiles. Des caravanes avaient choisi des détours. Dans les auberges, on parlait de villages abandonnés, de soldats aperçus au-delà des cols, de feux visibles la nuit sur les hauteurs. Rien qui ait encore modifié l’ordre quotidien de la capitale, mais assez pour que les réserves de grain soient comptées plus souvent.
Au château, les cuisines recevaient encore leurs livraisons avant l’aube. Les chevaux étaient pansés dans les écuries basses, les scribes ouvraient les salles du conseil et les serviteurs allumaient les braseros des couloirs les plus froids. Le palais avait ses propres rythmes, séparés de ceux du marché mais tout aussi réguliers. Même les changements de garde se faisaient à la minute près, marqués par une cloche courte que l’on entendait jusqu’à la place des Tisserands.
Les remparts gardaient les traces de guerres plus anciennes. Sur la porte de Saren, une pierre portait encore l’impact d’un projectile lancé près d’un siècle auparavant. Les enfants jouaient autour sans y penser. Les gardes, eux, regardaient davantage la route.
Ce matin-là, avant le lever du soleil, la brume recouvrait toute la vallée.
Depuis la tour orientale, on ne voyait plus les fermes ni les chemins.
Seulement, très loin dans le gris, une série de petites lueurs rouges qui n’étaient pas là la veille.
À l’intérieur des portes, la vie continuait avec la régularité propre aux villes qui se croient protégées. Les marchés ouvraient à l’aube. Les forgerons travaillaient près du quartier des écuries. Des charrettes descendaient des faubourgs chargées de farine, de bois et de légumes. Dans les cours, on battait les tapis. Aux fontaines, les conversations circulaient plus vite que les nouvelles officielles.
Depuis quelques semaines pourtant, les marchands arrivaient moins nombreux.
Certaines routes du nord étaient devenues difficiles. Des caravanes avaient choisi des détours. Dans les auberges, on parlait de villages abandonnés, de soldats aperçus au-delà des cols, de feux visibles la nuit sur les hauteurs. Rien qui ait encore modifié l’ordre quotidien de la capitale, mais assez pour que les réserves de grain soient comptées plus souvent.
Au château, les cuisines recevaient encore leurs livraisons avant l’aube. Les chevaux étaient pansés dans les écuries basses, les scribes ouvraient les salles du conseil et les serviteurs allumaient les braseros des couloirs les plus froids. Le palais avait ses propres rythmes, séparés de ceux du marché mais tout aussi réguliers. Même les changements de garde se faisaient à la minute près, marqués par une cloche courte que l’on entendait jusqu’à la place des Tisserands.
Les remparts gardaient les traces de guerres plus anciennes. Sur la porte de Saren, une pierre portait encore l’impact d’un projectile lancé près d’un siècle auparavant. Les enfants jouaient autour sans y penser. Les gardes, eux, regardaient davantage la route.
Ce matin-là, avant le lever du soleil, la brume recouvrait toute la vallée.
Depuis la tour orientale, on ne voyait plus les fermes ni les chemins.
Seulement, très loin dans le gris, une série de petites lueurs rouges qui n’étaient pas là la veille.
À SUIVRE
La page suivante reste à écrire.
Vous pouvez refermer le livre ou prendre la plume pour poursuivre l’histoire.
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Le Dernier Royaume
Roman en coursLa capitale de Valregne avait été bâtie sur trois collines, là où la rivière se resserrait avant d’entrer dans les plaines du sud. De loin, on voyait surtout les remparts. Ils entouraient la ville depuis des siècles, élargis, réparés, renforcés à mesure que les quartiers avaient grandi derrière eux. Les tours carrées dominaient les toits d’ardoise et, au sommet de la colline centrale, le château levait ses murs gris au-dessus d’un réseau de ruelles étroites.
À l’intérieur des portes, la vie continuait avec la régularité propre aux villes qui se croient protégées. Les marchés ouvraient à l’aube. Les forgerons travaillaient près du quartier des écuries. Des charrettes descendaient des faubourgs chargées de farine, de bois et de légumes. Dans les cours, on battait les tapis. Aux fontaines, les conversations circulaient plus vite que les nouvelles officielles.
Depuis quelques semaines pourtant, les marchands arrivaient moins nombreux.
Certaines routes du nord étaient devenues difficiles. Des caravanes avaient choisi des détours. Dans les auberges, on parlait de villages abandonnés, de soldats aperçus au-delà des cols, de feux visibles la nuit sur les hauteurs. Rien qui ait encore modifié l’ordre quotidien de la capitale, mais assez pour que les réserves de grain soient comptées plus souvent.
Au château, les cuisines recevaient encore leurs livraisons avant l’aube. Les chevaux étaient pansés dans les écuries basses, les scribes ouvraient les salles du conseil et les serviteurs allumaient les braseros des couloirs les plus froids. Le palais avait ses propres rythmes, séparés de ceux du marché mais tout aussi réguliers. Même les changements de garde se faisaient à la minute près, marqués par une cloche courte que l’on entendait jusqu’à la place des Tisserands.
Les remparts gardaient les traces de guerres plus anciennes. Sur la porte de Saren, une pierre portait encore l’impact d’un projectile lancé près d’un siècle auparavant. Les enfants jouaient autour sans y penser. Les gardes, eux, regardaient davantage la route.
Ce matin-là, avant le lever du soleil, la brume recouvrait toute la vallée.
Depuis la tour orientale, on ne voyait plus les fermes ni les chemins.
Seulement, très loin dans le gris, une série de petites lueurs rouges qui n’étaient pas là la veille.
À l’intérieur des portes, la vie continuait avec la régularité propre aux villes qui se croient protégées. Les marchés ouvraient à l’aube. Les forgerons travaillaient près du quartier des écuries. Des charrettes descendaient des faubourgs chargées de farine, de bois et de légumes. Dans les cours, on battait les tapis. Aux fontaines, les conversations circulaient plus vite que les nouvelles officielles.
Depuis quelques semaines pourtant, les marchands arrivaient moins nombreux.
Certaines routes du nord étaient devenues difficiles. Des caravanes avaient choisi des détours. Dans les auberges, on parlait de villages abandonnés, de soldats aperçus au-delà des cols, de feux visibles la nuit sur les hauteurs. Rien qui ait encore modifié l’ordre quotidien de la capitale, mais assez pour que les réserves de grain soient comptées plus souvent.
Au château, les cuisines recevaient encore leurs livraisons avant l’aube. Les chevaux étaient pansés dans les écuries basses, les scribes ouvraient les salles du conseil et les serviteurs allumaient les braseros des couloirs les plus froids. Le palais avait ses propres rythmes, séparés de ceux du marché mais tout aussi réguliers. Même les changements de garde se faisaient à la minute près, marqués par une cloche courte que l’on entendait jusqu’à la place des Tisserands.
Les remparts gardaient les traces de guerres plus anciennes. Sur la porte de Saren, une pierre portait encore l’impact d’un projectile lancé près d’un siècle auparavant. Les enfants jouaient autour sans y penser. Les gardes, eux, regardaient davantage la route.
Ce matin-là, avant le lever du soleil, la brume recouvrait toute la vallée.
Depuis la tour orientale, on ne voyait plus les fermes ni les chemins.
Seulement, très loin dans le gris, une série de petites lueurs rouges qui n’étaient pas là la veille.
À SUIVRE
La suite reste à écrire.
Refermez le livre ou prenez la plume pour poursuivre cette histoire.