← Retour à la bibliothèque
LECTURE Feuilletez le livre
Couverture Couverture Saisissez le bord d’une page avec la souris, ou utilisez les flèches. Glissez horizontalement ou utilisez les flèches.
Couverture de Le Journal de demain
Mystère · Drame

Le Journal de demain

Roman en cours
Le Journal de demain 1
L’appartement se trouvait au dernier étage d’un immeuble ancien, juste sous les toits. Il n’était pas grand, mais il avait accumulé quarante années de choses avec une patience que les pièces neuves n’ont jamais. Des livres occupaient deux murs du salon. Les placards contenaient des nappes, de la vaisselle dépareillée et des boîtes dont personne n’avait vérifié le contenu depuis longtemps. Dans le couloir, les photographies de famille avaient pâli de manière inégale selon la lumière reçue.

Après un décès, les objets changent de statut. Une tasse ébréchée devient un souvenir. Une pile de factures peut retenir une personne pendant dix minutes. On hésite devant des vêtements qu’on n’aurait jamais portés soi-même. Le tri avance lentement, pièce après pièce, avec des cartons marqués « garder », « donner » ou « jeter ».

Sur la table de la salle à manger, le travail avançait par petits groupes. Les papiers officiels d’un côté, les photographies de l’autre, les objets dont on ne connaissait pas l’origine dans une boîte à part. Plusieurs choses avaient déjà raconté des histoires oubliées : une carte de restaurant datant de 1987, un ticket de train, des lettres jamais envoyées. Rien de mystérieux en soi, seulement la vie ordinaire déposée couche après couche dans des tiroirs.

Le débarras était la dernière pièce à vider.

Il n’avait pas de fenêtre. Une ampoule nue pendait au plafond et l’air y sentait le carton, la laine et la poussière sèche. Les étagères étaient encombrées de valises, de vieux classeurs, d’un appareil à fondue, de décorations de Noël et d’une boîte de diapositives dont le projecteur avait disparu depuis des années.

Tout au fond, derrière un carton de vaisselle, se trouvait un petit secrétaire en bois sombre. Le meuble était fermé mais la clé dépassait encore de la serrure. À l’intérieur, il y avait des enveloppes, quelques carnets de comptes et un cahier relié de cuir brun.

Il était en meilleur état que le reste. Aucune poussière sur la couverture. Aucun nom complet non plus, seulement deux initiales frappées dans le cuir.

C. M.

Sur la première page, une date avait été écrite en haut à droite.

Elle correspondait à un jour qui n’était pas encore arrivé.
Page 1
À SUIVRE

La page suivante reste à écrire.

Vous pouvez refermer le livre ou prendre la plume pour poursuivre l’histoire.

Couverture de Le Journal de demain
Mystère · Drame

Le Journal de demain

Roman en cours
Le Journal de demain 1
L’appartement se trouvait au dernier étage d’un immeuble ancien, juste sous les toits. Il n’était pas grand, mais il avait accumulé quarante années de choses avec une patience que les pièces neuves n’ont jamais. Des livres occupaient deux murs du salon. Les placards contenaient des nappes, de la vaisselle dépareillée et des boîtes dont personne n’avait vérifié le contenu depuis longtemps. Dans le couloir, les photographies de famille avaient pâli de manière inégale selon la lumière reçue.

Après un décès, les objets changent de statut. Une tasse ébréchée devient un souvenir. Une pile de factures peut retenir une personne pendant dix minutes. On hésite devant des vêtements qu’on n’aurait jamais portés soi-même. Le tri avance lentement, pièce après pièce, avec des cartons marqués « garder », « donner » ou « jeter ».

Sur la table de la salle à manger, le travail avançait par petits groupes. Les papiers officiels d’un côté, les photographies de l’autre, les objets dont on ne connaissait pas l’origine dans une boîte à part. Plusieurs choses avaient déjà raconté des histoires oubliées : une carte de restaurant datant de 1987, un ticket de train, des lettres jamais envoyées. Rien de mystérieux en soi, seulement la vie ordinaire déposée couche après couche dans des tiroirs.

Le débarras était la dernière pièce à vider.

Il n’avait pas de fenêtre. Une ampoule nue pendait au plafond et l’air y sentait le carton, la laine et la poussière sèche. Les étagères étaient encombrées de valises, de vieux classeurs, d’un appareil à fondue, de décorations de Noël et d’une boîte de diapositives dont le projecteur avait disparu depuis des années.

Tout au fond, derrière un carton de vaisselle, se trouvait un petit secrétaire en bois sombre. Le meuble était fermé mais la clé dépassait encore de la serrure. À l’intérieur, il y avait des enveloppes, quelques carnets de comptes et un cahier relié de cuir brun.

Il était en meilleur état que le reste. Aucune poussière sur la couverture. Aucun nom complet non plus, seulement deux initiales frappées dans le cuir.

C. M.

Sur la première page, une date avait été écrite en haut à droite.

Elle correspondait à un jour qui n’était pas encore arrivé.
Page 1
À SUIVRE

La suite reste à écrire.

Refermez le livre ou prenez la plume pour poursuivre cette histoire.